Du Trikster(Dieu) à Charp

Objet: Des Luges. Message: Et le naufrage?

Coyoteinacanoe

Du capitaine Charp au Trickster
Trickster, tu me ramènes à l'enfance. Le déluge, l'un des prétextes de jeu dans le jardin, pour aller d'îles en îles.
Sujet glissant, tu as raison, vieux coyote. Mais la pente, nous connaissons, nous, les seigneurs de l'absinthe et du petit blanc.

Pour le naufrage, c'est un peu tôt, en fait. Le sujet est plus intéressant à aborder en haute mer. Penser à oublier les canots.
 
Ah! Oui, je comprends... Le déluge.... Evidemment. Trop de mails, c'est ça, hein?

 

De Charp aux disciples

Ce roman initiaque sera un entrelacs de parcours.

Au centre, le Tour de France, en narration symbolique. Pour l'heure, le récit des "échos" suit presque pas à pas le récit réel.

L'instant initial, celui de la chute, c'est celui qui clôt le premier chapitre: "Arrivé sur la rive, un immense sourire, une joie profonde, un éclat de rire, même. Ce n'est pas la mer que je découvre au loin. C'est Ouistreham. Je la tiens, mon émotion de voyageur, mon étoile au front."

Dès cet instant, la marche jusqu'alors pénible va s'alléger: un chemin pour les piétons, des arbres qui donnent de l'ombre. Le marcheur est passé de "l'autre côté". Il était dans un monde hostile, étranger: pas de place pour les piétons, le soleil qui écrase. Me sentant accueilli, j'arrivais ainsi dans ma "patrie", j'étais de retour.

Ce moment splendide avait été préparé tant dans des promenades antérieures que dans les marches de la veille et du jour: "Quand la verrais-je, [la mer]? Au détour d'un tournant? Entre deux arbres, deux maisons? En arrivant au-dessus d'une butte, comme à Beersel les tours du château qui m'apparaissaient lors de mes promenades, et je m'imaginais alors ces voyageurs qui découvraient ainsi, avec quel soulagement, quel plaisir, le but de leur voyage, la fin de leurs souffrances, le lieu de repos, de repas, après des jours, des semaines, des mois de voyage? Moi, cela ne faisait que deux heures. Et deux heures et demie de la veille. Ce serait un beau spectacle quand même."

Je l'avais écrit dans mes notes, dans le train, au tout début du voyage, notes reprises partiellement dans les "échos": "Qu'est-ce que je cherche? Voyager ou être ailleurs? Être ailleurs surtout, et de là, partir." Il a fallu cet instant-ci, de retour symbolique, l'écriture de ces lignes, pour comprendre que c'est l'arrivée à Ouistreham qui constitue la départ. Et non l'aube où je quittai cette petite cité balnéaire, trois jours plus tard.

Le Voyageur, sous le masque de ses compagnons silencieux: - Mais l'étranger, c'est qui?

The Wanderer - Ouistreham, Pierre, peut-être. L'approche symbolique n'est pas l'application d'une grille de lecture sur un fond narratif. Il faut garder la nécessaire ambivalence de la réalité symbolique. On y perd le peu de valeur démonstrative de l'opération, ce qui essentiel. Démontrer, c'est redescendre. Initier, c'est s'élever.

Un autre masque - Mais la Chute, ce n'est pas la 1re station!

Der Wanderer - La 2e dans la version des prêtres. La 6e dans la version moderne du schéma, mais toutes en réalité. Le chemin inititiatique a des propriétés fractales, chaque élément contient le Tout. Néanmoins, ici, deux stations dominent: la première, car c'est ici un instant initial. La sixième, par le face-à-face, l'immobilité. La première implique comme questionnement qui est l'Autre, le Messager, l'Etranger; la seconde: qui est l'image de Soi, qui est le reflet, qui est le refleté?

Un troisième masque -  Kwé?

Isaac Laquedem - Prochain épisode.